Je suis vivant…

May 10th, 2008

…Et ca se passe bien.
Comme il m’a fallut trois jours de mule pour rejoindre cette connection internet, j’en profite pour essayer de vous faire savoir que je vous oublie pas. Histoire de pas laisser fuir l’audience.
Et puis pour la famille, c’est un bon moyen de savoir ce qu’il en est (oui, chez nous, on guette les infos par blogs interposés).
Avec le petit en Chine, le grand au Japon, le milieu au bled, le père qui guette le dégel dans son Canada, et la mère qui doit être en train de se rapatrier du Liban (mention spéciale du Jury pour vacances en zone de guerre), les 7 familles autour du monde: ça commence a être galère à gérer.

Le sac est prêt…

April 27th, 2008

… enfin, je crois.
2 heure du mat’, remarquez: c’est pas trop tôt. En même temps, j’avais décidé de commencer mes bagages sur le coup de minuit. Pas la foi vous voyez.

Maintenant, trois heures de sommeil bien mérité et le départ pour mon premier vrai périple en sac à dos. Je vous avez pas dit? Damned! Comment ai-je pu oublier ce détail.

J’ai bien fait un peu de randonné. J’ai beau avoir des milliers de kilomètres à mon actif (en bateau, en avion, en train, à pied, en voiture, en camping-car, en rut…) et fait des excursions dans les paysages les plus variés. Mais 15 jours dans la nature, sans escale, avec ma maison sur le dos, c’est une première. Autonome et loin. C’est un peu la répétition d’ailleurs pour des aventures un peu plus aventureuses, mais qui ne sont encore qu’au stade de préparation embryonnaire. Il s’agit de tester l’homme et le matériel. Et d’adapter mon fond de sac de voyage urbain en un fond de sac de voyage minimaliste et orienté nature (voyez, genre, la borne Airport, là j’en ai moins besoin… par contre, de la Lopéramide, plus).

Je crois que le défi est relevé. Je crois que je suis prêt. Je me cague un peu. En plus demain, il faut que j’assure sur mes rendez-vous marseillais. gngngngngn.

Dodo.

A dans quinze jours, si je me fais pas bouffer par un coyote.

This is Triton Corsaire, out.

Il faut vraiment aimer la campagne…

April 27th, 2008

…sisi, c’est dur, je vous jure.
Heureusement le jasmin dans le jardin est en fleur et il fait beau, ça compense. Un peu.


J’avais finis par me dire que les mentalités changent et évoluent dans le bon sens. Que si j’avais grandi dix ans plus tard ici, c’eût plus facile. Mais non. Vision un peu trop déformé par mon urbanisation. Le vigneron reste le vigneron et à défaut d’y grandir je crois que même vivre par ici, je peux plus.

Enfin, dans deux jours le bled. Au moins je saurais pourquoi je suis au vert.

Mais le jasmin est en fleur. C’est con comme ça peut me rendre heureux cette connerie.

Un départ rondement mené.

April 26th, 2008

La veille du-dit départ. Histoire d’accélérer le rangement et de motiver les troupes, je commence à m’enfiler un energy-drink tchèque dégoté chez le chinois la veille dans l’espoir de pas faire de restes avec ma vodka. Forcément, dans l’agitation, j’ai renversé ma canette sur la moquette et ça c’est pas cool. Gnnnngnncauchion……
Bon, no paniko, comme j’ai toujours un verre d’eau à porté de main, je l’ai jeté par dessus et on y voit que du feu… Comme ce genre de chose me rend furax et que je me venge souvent sur d’innocentes choses inanimée; le reste du drink, par ailleurs assez dégeu, je l’ai filé au Ficus qui a pas du boire depuis quinze jours: ça devrait pas lui faire de mal.

Je laisse la chambre en pause pour la nuit. Retrouve le cercle de proches au Pony Bar. Un dernier couple de verre avant de se dire au revoir. Filer les tickets d’opéra à Marco qui saura en faire bon usage et m’en aller main dans la main avec mon Gars: dernière nuit…

Adieux au matin, sur un quai de gare. La vie est mal faite, hein. On se rencontre, on s’attache et voilà.

Finalement, un peu de persévérance en ce dernier jour et le bordel se dégrossit en trois tas: à jeter, à donner et à plier en tout petit. Les grands classiques. J’ai finis par en venir à bout.

J’ai fais le mariole à prendre mes billets à la dernière minute, comme d’hab’: il n’y avait plus de super-tarifs. Contre mauvaise fortune bon budget, je décide d’upgrader pour quelques euros plutôt que de voyager tassé pour un prix indécent. Sachant que je traîne mon poids en valises, il va falloir ruser pour ne pas arriver dans le sud casser en trois vu que le transit y sera cours. Une fois n’est pas coutume, on ne lésine pas sur les moyens.

D’habitude, je tiens a pouvoir m’émouvoir en paix devant les “émeutes de la faim en Haïti”. Mais là, je l’écrase et je profite de ma cabine dans le train qui nuitamment me ramène vers Paris. Sachant que je passe le lendemain dans le train aussi, je suis content de pouvoir prendre une douche et mon petit déjeuner en me levant et débarquer tout frais Gare du Nord.

Tacos, train, tacos, train, tacos… La longue litanie se déroule au fil des kilomètres. Si tout va bien, j’arriverai à temps pour sauter en voiture et rejoindre à l’aéroport Moman et S qui s’en vont au pays des cèdres, voir si l’herbe est plus verte… histoire de les embrasser et de leur souhaiter bon voyage.

Le re-retour du printemps.

April 22nd, 2008

Nous en avions eu un avant-goût. Du genre qui justifie de manger en terrasse et tout. On nous en annonce une pleine semaine.
Pour une dernière, c’est royal.

J’ai commencé à plier donc sous le soleil. Dimanche, O m’a rejoint pour le petit déjeuner (à 16h donc) avec une valise vide, qu’il remporte pleine de mes bouquins. Nous sommes sortis dans Prenz’berg (pour le petit déjeuner donc) et là, surprise, les arbres sont en fleur! Dîner en écoutant un concert de jazz avec lui et mon Gars.

Hier, je pensais faire une journée un peu morne, mon gars devait partir à la fac l’aprèm’. Pour compenser par avance, j’étais resté un peu plus au lit avec lui et suis arrivé en retard en cours de trois heures. Mais je m’en tapais, c’était les évaluations de fin de programme et ça n’a pour moi qu’un intérêt très limité.

Mais à son levé (alors que je sors de cours), mon Gars m’annonce qu’il n’a pas envie de partir à la fac (en plus c’est une sorte de jour de fête, même pas des cours) et me donne rdv pour aller passer l’aprèm’ avec sa meilleure copine, le cul dans l’herbe du MauerPark (printemps, je vous dis). Vendu. S’en suit une soirée sympa où défilent les meilleures copines, puis je vais me coucher, parce que le week-end dans les jambes… c’est dur à mon âge.

Ce matin, deux tentatives de lever pour aller passer la suite des évaluations dont j’ai déjà loupé la moitié du début… raté. De toute manière, je veux faire une bonne nuit pour arrêter de me traîner.

Donc, reposé, content d’avoir sécher ce matin (sisi, ça donne un sentiment de super-puissance qui compense toutes les nuits où l’on doit s’arracher à la bannette sans alternative possible), pleins de choses à faire aujourd’hui: chaussures de marche, passeport, école, rdv dentiste…. pfiou.

This is Triton Corsaire, out.

Paré

April 19th, 2008

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Matériel à expédition: paré. Parfaitement adapté à la morphologie du baudet marocain qui va le porter, ce sac me dépannera sans doute aussi pour ramener toutes mes merdes en France… (ce que j’aurais pas réussi à refiler aux gentils copains de passage ^^) Après test, ça sera donc du Lowe Alpine, modèle fillette, pasque je suis tout petit. Bien conçu, je suis content de voir que la plupart des sacs modernes prévoient un accès décent en plus du classique trou de tête, une protection de pluie, une petite case à duvet séparée… enfin, du pratique quoi.

Matériel à fête chez MissT: paré. 12L de bibine locale. Notez que j’ai aussi prévu les cacahuètes.

Voilà, après un délicieux dîner au Lafil que définitivement je recommande (un menu de la semaine toujours succulent et fin et une carte des vins à pleurer) avec O-le-frère-adoptif, actuellement en visite, et mon Gars puis une nuit délicieuse de clubbing avec O et Marco, cette journée fût dédiée au shoppinage et à la récupération. De bons achats, prévus et réfléchis… ça nous change.

Il y a un drame en gestation, là.

April 17th, 2008

D’une part je dois être absolument le lundi 28 au matin à Mars, l’oeil plutôt frais pour faire beaucoup de papiers et passer au bureau. Avec mes bagages de montagne et plus mon appartement-plié-dans-8-sacs-qu’il-va-d’ailleurs-falloir-porter.
Donc je dois passer par Perpignan. Je dois voyager en train. Voilà pour les contraintes.
J’ai acheté le mois dernier (notez que pour avoir réserver un truc aussi longtemps à l’avance, j’ai gnégné envie d’aller le voir) des billets pour aller voir une ballet de Béjart, le samedi 26 au soir.

L’(unique) solution combinant le tout consiste à aller au spectacle (qui dure presque cinq heures) puis par un jeu de taxi, récupérer mon barda et filer à la gare de Berlin. Vers minuit trente, embarquer dans un train de nuit pour quelque part en Germanie occidentale. Y prendre un TGV pour Bruxelles et de là un autre pour Perpignan. Le tout, donc, chargé comme une mule. Une fois à Perpignan, le dimanche soir (après 19 heures de train), je ne dors pas pour faire mes sacs, et trouver tous les papiers dont j’ai besoin. Pas le droit à l’erreur car le même jour manman s’en va pour ses petites vacances loinloin. Le lendemain à six heures, prendre un train pour Mars. Y courir de bureaux en administrations. Et le jour d’encore après si mon coeur a pas lâcher, avion pour Marak où j’arriverai sans doute frais et dispo…

L’autre solution non-encore documentée (mais un peu plus aérée), c’est de faire don de mon billet (il aime la danse mon Gars?).

Notez que le simple fait que j’hésite, c’est déjà mauvais signe.

April 15th, 2008

Billets d’avion, assurance, il semble que tout soit prêt pour deux semaines d’âneries dans l’Atlas…
Mes nuits dans les bras de mon Gars, mes jours à apprendre à parler, quelques cinés qui me rendent fier des progrès accomplis.
Encore trop de choses à faire, mais plein de bonne volonté.

Le programme du mois de mai se met en place comme un puzzle. Je devrais bosser dans une agence, à monter des voyages, j’adore faire ça… En plus, je crois que je le fais bien. Les correspondances qui se mettent en place, les rendez-vous qui s’organisent. 1 jour à Perpignan, pour la valise, 1 et demie à Marseille pour le boulot. Les coups de MSN pour voir les amis. Les cartes des montagnes marocaines qui deviennent familière.

Mais pour ça il faut tourner la page berlinoise. Les deux mois précédents. refaire la valise. Le tri de ce qui reste, de ce qu’on emporte… de ceux qu’on emporte…

Que demande le peuple? Tout roule en fait. Ou presque. Je voudrais juste souffrir de corps multiples plutôt que de personnalités multiples. Je voudrais bien mener cette vie et me réveiller au chaud près de mon Gars. Voyager et ne pas quitter mes nouveaux amis berlinois. Voir le monde et les derniers films en amoureux. Le beurre de yack et le fils du crémier. Je suis pas chiant, je sais. Je me plains pas. J’en ai même pas l’ombre d’une raison valable. Mais si j’avais trois souhaits…

This is Triton Corsaire, out.

PS: suis allé voir Caramel, délicieux, au Cinéma Paris, délicieusement hors du temps…

Maintenant, je peux aller dormir tranquille.

April 12th, 2008

Deux bonnes soirées (nuits) d’affilées, c’est pas mal. Mon Gars toujours à porté de main en prime, j’en ai profité un max. Comme en plus, ici c’est pas Mars, on peut vivre heureux sans vivre caché, j’apprécie.

Une soirée théâtre donc (j’ai quasi tout compris), une soirée ciné (j’ai pas mal bien compris aussi). Seul hic, hier, c’est moi qui devait me lever tôt pour aller en cours, aujourd’hui, c’est lui pour aller au boulot (inversion intéressante alors que lui est plus un vrai étudiant et moi plus un vrai actif…): voilà pour les petits déjeuners au lit :/

Donc, détendu.

Content aussi de lire dans les dépêches du matin que les collègues et amis du Ponant rentrent entiers à la maison.
Suivre cette affaire et l’ensemble des news françaises depuis que je suis à terre, via les sites d’information m’a permis de constater la vacuité et très souvent la débilité totale des commentaires. Sur un blog, un forum à la limite, on s’en fiche: ça troll et ça balance, c’est la faune du net dans son habitât naturel (moi aussi je suis un gros Troll poilu les nuits de pleine lune). Sur un site d’info “professionnel” qui dispose de l’image d’une référence de l’information et qui, en plus, se veut parfois payant: je doute (je parle même pas des nouveaux services de CNN qui sont un appel au viol… la démonstration s’est faite bien assez vite).
Je suis encore tout retourné du niveau de bêtise étalé ici et … En lisant ceux de lemonde.fr, j’aurais voulu y répondre un par un tellement c’était navrant.

J’ai l’impression en plus qu’à chaque occasion tout le monde laisse échapper une dose de rancoeur et de mécontentement assez disproportionnés à l’égard:

_du gouvernement (en l’occurrence parce qu’il y a eu présence des forces armées françaises mais encore heureux! C’est leur job et puis c’est grâce à ça que le pilier de comptoir moyen reçoit encore son maillot Adidas-made-in-asia pour aller étaler sa bêtise par banderoles entières dans les stades hexagonaux)

_de Sarko (moi non plus je l’aime pas, mais de là à faire un flan parce qu’il se réjouit… tout le monde le sait qu’il est pas allé les sauver avec ces petits bras musclés, alors…)

_de notre argent (jusqu’à preuve du contraire, c’est pas nos impôts qui ont payés la rançon. Quant à la Marine, elle est dans l’ensemble sur place pour ça! Autant que ça serve à plus qu’à faire des ronds dans l’eau… et puis quoi, on est devenu radin au point de plus vouloir rien payer pour sortir des gens du merdier? mais alors, c’est bon! on ferme les casernes de pompiers, on finance plus les flics (ceux qui protectent et qui servent, pas ceux qui tapent ;) ) et les hôpitaux!)

_des riches (alors, là, je me marre. Parce que c’est un voilier de croisière de segment supérieur, c’est bon. C’est des salauds de riche. On peut les laisser crever la bouche ouverte alors. Mais… y’avait que l’équipage à bord (!!???), des gens qui font leur boulot! Je comprends pas.)

_de la responsabilité (si vous voulez faire venir un bateau de l’Océan Indien (Asie) en Europe, vous devez passer par LA! La position du navire (d’après ce que j’en sais) au moment de l’attaque n’a rien de choquant! On sait que ces eaux sont dangereuses, on aimerai qu’elles ne le soient pas mais on y passe car on a pas le choix! Tous y passent, j’y suis passé et tout ce qui meuble votre appart’, la moitié des conneries que vous achetez en supermarché y passent! Faire le tour par le sud de l’Afrique reviendrait presque à doubler le temps de transit des marchandises… et à ce compte mes cocos, il va falloir revoir votre mode de vie!)

_quant aux délires sur les motivations des pirates et les “y’a-qu’à” James-Bondesque, c’est digne du café du commerce.

Nous avons donc droit à un étalage de médiocrité assez affligeant. Surtout lorsque la moitié des idées se dépiautent d’elles-même quand on prend la peine de lire les informations que l’on prétend commenter.
Il eût peut-être était plus intéressant de s’interroger sur le fait que, oui, des gens pour gagner leur croûte prennent des risques pour assurer la persistance de notre mode de vie (et pas juste celui des riches! même si dans ce cas il s’agit d’un service de loisir qui se trouvait en transit entre sa zone hiver et sa zone été, il en va de même pour le pétrole et les baskets de pauvres, hein! Au compte des derniers capturés, on trouve un chimiquier danois et un remorqueur russe… alors, voilà pour les fantasmes!). De la même façon que des gamins se frappent les coutures de nos t-shirts et respirent la colle de nos chaussures…
En tout état de cause, on peut-être heureux que l’affaire n’aie pas dégénéré. Les pirates somaliens ne sont pas réputés tendres. Mais apparemment c’est le dernier soucis du commentateur moyen, que je n’espère pas représentatif… sinon, je me fais du soucis pour l’état d’esprit du pays…
La Marine (pour ce qu’on en sait) a bien fait son boulot, les négociateurs aussi, l’armateur a raqué (et ça ne crée pas de précédent, malheureusement, et en l’occurrence ça aura sans doute permis un dénouement rapide (plusieurs mois de détention au compteur pour les marins moins chanceux!)), de quoi se plaint-on?!

Bon, au lieu de tirer des coups de gueules qui servent à rien parce que je sais que mon lectorat vaut bien mieux que ça (hein, je vous aime, vous, je sais que vous en dites pas des bêtises, nous on se les garde pour entre nous :) j’ai encore deux-trois articles à commenter sur libé!

This is Triton Corsaire, out.

April 10th, 2008

Réjouissez-vous avec moi.

En tant que Grand Maître dans l’art de la procrastination acrobatique et sans filet, j’aime ne pas faire mes papiers et mes dossiers, jusqu’à ce que, poussé par la faim, les menaces d’huissier où la crainte de perdre mon logement, je prenne le quart d’heure et la dose de salive nécessaire à contre-signer trois documents et à sceller l’enveloppe.

Aujourd’hui grand jour. Je viens de faire le premier des trois dossiers méga urgent super important qui traînait sur mon bureau. En reste deux. Ah non, un autre là: hum, en reste trois…

Mais ça, plus mon amoureux (même pas vrai que je suis amoureux) que je retrouve ce soir… qu’on s’en va au théâtre, et puis (…). Donc, je suis content.

Deuxième étape. Le site des impôts. Si aujourd’hui je comprends comment ça marche… je suis content plus.