Archive for July, 2005

Pouf, juste à temps pour moi!

Thursday, July 28th, 2005

Mais non je suis pas nombriliste!
L’anniversaire, en retard… (via Matoo)

1982, un bon cru décidément.

This is Triton Corsaire, out.

Tour de France: première étape de montagne.

Thursday, July 28th, 2005

Un week-end à Perpignan. Donc. C’est étonnant comme le fait de planer à quelques kilomètres seulement de cette souriante cité du sud, ça peut me rendre malade.

Bon, j’ai réussi après un travail de fond avec ma psy (remplacée pour raisons économiques par une bouteille de Badoit décorée et une centaine de lecteurs anonymes) à me rendre compte que ce n’est pas seulement l’ambiance glauque de la place, ni le coté inintéressant de l’architecture post-quatrième-République du quartier qui réussissent à faire surgir en moi des flots de haines assez proche de ce qu’il ressent ,Harry Potter, quand on lui chatouille les orteils avec les poils de You-Know-Who (BTW, j’ai fini de le lire, c’est magnifique, et moi, je dis pas la fin!).

Si ce n’est pas la mocheté avérée des rues du quartier ou le manque de goût vestimentaire qui semble être la marque de fabrique de mes concitoyens (et ceux qui savent comment je me fringue comprennent que si j’ose critiquer, c’est qu’on dépasse un seuil…), alors qu’est-ce?

Quand je débarque à Perpignan, outre le souvenir des jours peu folichons que j’y coulasse, m’assaillent les soucis du quotidien (néanmoins chroniques) de ma gentille famille. Toutes les bouteilles à moitié pleines deviennent instantanément à moitié vides et fuient dangereusement. Tout ce qui pouvait marcher s’avère impossible. Les problèmes semblent insolubles, et d’ailleurs, ceux qui traînent sous le toi de cette masure sont là depuis si longtemps qu’ils concurrencent le tableau de l’arrière-arrière-grand-mère dans la catégorie meubles jaunis.

Ca a pas forcément l’air comme ça, mais c’est dur.

Je voudrais tellement que ces séjours soient des moments de retrouvailles agréables. Et finalement, je finis par imploser, exploser et gnarkplouf, j’arrange pas le bidule.

J’ai laissé tombé le projet d’aller en Corse. Mon délicieux Quenotier a développé une attirance réciproque avec le fond de mon palais. Les deux sont appelés à se revoir dans un futur proche qui se trouve être incompatible avec mes velléités extra-continentales. Raccourcir le voyage eut été une option envisageable en dehors de certaines considérations bassement financières, mais là, entre ça et la dose de m**** à régler à Perpignan, je vois pas, c’était la goutte d’eau…

Moi je vois pas, mais les autres si. Coup de théâtre sur MSN, à l’heure où nous mettons sous (word)presse: mon Mien, part non négligeable de la tournée, s’est légèrement,hum, offusqué de ma refonte of the timetable. Me suis fait grondé, le voilà qui monte des plans que je réprouve, pour maintenir cela. J’ai encore du mal à laisser quelqu’un s’occuper de moi, quel que soit le niveau de confiance que je lui accorde…

Je veux vraiment un break là-de-suite. Retarde le montage à la Capitale d’une journée. La redescente de deux. Beaucoup paperasse, encore.

This is Triton Corsaire, out.

Télégramme

Tuesday, July 26th, 2005

Ca passe à toute vitesse. La fin du mois va me tomber dessus, j’aurai pas eule temps de me retourner.

Ai donc passé le week-end à Cassis. En compagnie de trois générations de cousins. J’ai toujours autant de plaisir à traîner dans la pinède vieillissante qui charma l’arrière-grand-père. La cousine de ma mère mène les travaux de réfection (reconstruction) de main de maître: c’est que le truc de l’arrière-grand-père c’était “maison pourrie sur beau terrain”, les affaires quoi.

Entre les petites courses et la vie et les ragots familiaux (même sous la torture je répète pas) suis allé voir docteur numéro 1, il en manque deux à mon tableau pour embarquer le coeur léger. Cela va me laisser un peu de temps pour la prochaine visite dans le sud du sud (eh oui, docteur numéro 2: jeudi).

Ai eu le droit aux confidences sur les closes discrètes de l’héritage de l’a-g-p: feuilleton Texan en 15 ans et trois actes, sur fond de tiraillements familiaux et d’internements nécessaires, que du bonheur. S’il me reste du temps à Marseille, il faudra faire un saut au cadastre, certains pensent que la Providence gère aussi les biens immobiliers!

J’ai quand même voulu sortir l’appareil photo pour quelques clichés à consonance méditerranéenne: low batterie. C’est ma veine. Tant pis pour vous, moi et mon Mien. Mon mien, d’ailleur: je suis allé le chercher à l’aéroport hier soir, retour de Corse, j’étais le plus crevé des deux en fait. Je n’avais plus la force de lui faire des infidélités avec le dernier Harry Potter (je note, sans linker afin de préserver mes congénères plus sensibles, l’affreux procédé de Laurent G.! gnak-gank… la vengeance, euh, ben c’est pas mon genre, oui mais donc c’est pas gentil quand même!) qu’il m’a gentiment acheté…

Encore un max de choses à faire. J’en suis à blogger en style télégraphique! Marmonnez pas trop fort quand même, je ne vous oublie pas complètement.

  • Docteurs, docteurs.
  • Courses et tout.
  • Monter à Paris: famille, papiers, pique-nique??? (ça me ferait quand même bin plaisir d’y aller…) omg…
  • Perpignan. Toujours pas parler au ‘tit frère. (message à caractère personnel, tendance fraternelle: je sais que tu connais la place, affreuse bête que tu es. Je sais que tu sais pas encore que je sais, mais je sais, pasque tu peux rien me cacher :P et bon, c’est juste que j’ai pas eu le temps de te mettre dans la confidence (c’est pas non plus pour ce que je cache…) de vive voix, mais tu perds rien pour attendre!)
  • Et la Corse dans tout ça?
  • Pff, et les bagages.
  • Et les papiers.

Je décroche.

This is Triton Corsaire, out.

Vous connaissez pas mes fameux Tours de France.

Friday, July 22nd, 2005

Ben voilà, en gros ça consiste à dire non à aucune invitation, aucun parent, aucun ami, à voir tout le monde… en trois semaines.

C’est sûr avec ça, vous allez pas être mis au courant régulièrement: je suis flemmard sous la tente!

Les photos, là, c’est pas de moi. Les piles du dernier numérique nous ont lâchés avant même de poser le pied sur le ponton. L’endroit s’appelle, je crois, le Lac de l’Esparon. C’est tout artificiel de chez EDF, mais c’est bien beau. Une fois versée la larme écologique pour l’écosystème noyé, on se loue un ‘tit bateau électrique (cadet’s powa) et zou dans les vallées. C’est vraiment tout beau.

Ca a un faux air de calanques, version eau douce. En tout cas, une belle aprèm’.
Viendez-y, c’est pas cher et c’est vraiment le coin où passer son week-end en amoureux. Bon, moi, le Mien était sur Mars, j’était avec S, sa copine et sa cousine, charmante compagnie s’il en est. Je m’en lasse pas, j’ai vraiment passé un moment génial. Pour les anciens qui aiment le casino et moins la tente, Gréoux(-les-vieux), c’est juste à coté (paraît que ça se prononce “Greu”, va falloir interroger un local…).

Est-ce que c’est le soleil ou le même soir, la bataille d’eau a dégénéré en bataille de mousse-à-raser-dentifrice-danette-oeufs-gel-douche-eau-des-fleurs-et-tout-ce-qui-bouge? Dans la maison? Il faut que je grandisse.

This is Triton Corsaire, out.

Espana 2

Thursday, July 14th, 2005

Suite et fin des photos de G. F sait qu’il me fait passer ses clichés quand il veut :P
Je sais, je suis un sans appareil fixe, il va falloir que je gère ça pour la navigation d’ailleurs.

Dans l’ordre, normalement, Le passage des cols par l’Andorre. Encore un petit coup de Montserrat, et pis les routes de catalogne. C’est pas au prorata du nombre de photos prises mais, bon, les assureurs peuvent être plus exigeants que les mamans en matière de souvenirs de vacances.

This is Triton Corsaire, out.

Bouts de vie: à faire tenir sur un mois.

Thursday, July 14th, 2005

Bon, c’est fou ça: pendant des mois il se passait pas grand chose dans ma vie et je trouvais donc le temps de le raconter. Maintenant, ça s’enchaîne à nouveau et guère le temps pour plus que des apéricubes bloguesque.

Merde, révoltez vous! Exigez le remboursement du forfait 50 heures que vous avez souscrit pour venir me lire quotidiennement. Heu, tous les deux jours, quoi. Oui, ok, ces derniers temps, hebdomadairement (?).

Enfin, regardez. Je vous oublie pas trop. Je vais prendre un peu de temps et puis on se pose tous et moi, ça va me permettre de faire le point. C’est vrai, j’oublie pas le rôle thérapeutique de ce mignon lieu.

De la vie professionnelle.

Bon, j’ai un peu choisi la solution de facilité. Je devais vivre dangereusement, partir sur la Cote d’Azur et vendre mes capacité au plus offrant et passer la saison à:

  • frotter le pont d’un yacht
  • me faire des thunes
  • explorer ce milieu et préparer un plan machiavélique pour le prendre d’assaut
  • et puis m’offrir des vacances autour du monde

ok, ok.

Qu’en reste-t-il? Ben, dans l’idée, j’ai été bien moins rapide à enchaîner après les exams que prévu (voir les raisons aux paragraphes suivants). Je suis allé retrouver mon armateur préféré qui (je m’en flatte un peu, sisi, mais bon, j’ai plus à prouver combien je m’aime) qui, donc, m’avais intégré à ses planning avant même que je pose les pieds dans son bureau. Tout ça, c’est bien beau, mais sachant que je veux naviguer chez lui et que j’ai une place (mais pas cinquante), difficile de lui dire de se la mettre sur l’oreille, que je repasse pour le prochain créneau en décembre…

Donc, j’ai dit oui. Oui au départ le 18 août. Oui, aux trois mois d’un coup plus trois autres mois avec peut-être vingt jours entre les deux… Et pis bon, j’aurais préféré faire une ligne nouvelle, je retourne sur le Med-Carribean Service. Mais j’ose me plaindre?

Ports of Call:
Algeciras, Valencia, Fos, Livorno, Genoa, Sète, Barcelona, Algeciras, Pointe à Pitre, Fort de France, San Juan, Rio Haina, Panama, Cartagena, Puerto Cabello, La Guaira, Pointe à Pitre, Fort de France.

On a vu pire.

De mes vacances.

Bon, pour l’international, je vais être juste. Regardons les choses en face, ça sera pour le retour. Six mois de (petit pour l’instant) salaire bien au chaud sur mon compte, ça devrait permettre de retrouver la famille éparpillée et de s’entretenir un pied-à-terre à l’autre bout de la planète.

Donc, il me reste un mois ici, pendant lequel je dois (et j’aimerais suivant les cas):

  • monter à Paris, visiter les grands-mères, et qui sait, ce serait peut-être le bon moment pour voir mes héros à un pic-nique-carnet…
  • aller en Corse, passer du temps avec les amis qu’on va pas revoir de ces six mois (en plus on embarque le même jour)… et traîner avec mon Mien dans son pays, et ptêt’ ben rencontrer sa famille.
  • aller à Perpignan, les adieux à la mère, planifier l’absence, voir un dentiste, un ophtalmo, un masseur, et louer Spy Kids 3.
  • rester à Marseille, signer mon contrat, dormir avec mon Mien, ne pas dormir, mais aussi avec mon Mien.

C’est là qu’on voit le temps passer vite, très vite.

De mes amours.

Rhaaa. Si la vie était simple. C’est quand même un peu ballot de tomber gentiment amoureux et pis de dire au Mien: “ben, c’est cool. Maintenant, on teste la désintox parce que je mets les voiles. Et pis faut pas compter sur MSN.” Genre, un mois là, six mois pas là, prends le pli, c’est notre nouveau rythme?

Ca m’énerve, je sais que je suis (un peu) direct et que ça semble (un peu) violent (j’aime bien mettre les “un peu”, ça me calme). Mais c’est la dure réalité qui nous attend. Ca me semble bien dégueulasse de ma part. Je voudrais pouvoir lui dire de me mettre en stand-by, qu’il sorte et trouve du monde en attendant (argh, je m’arrache les doigts à taper des trucs pareils), qu’il soit pas là, six mois, à m’attendre. Mais c’est pas possible. Ni lui, ni moi, on a envie de se dire des trucs pareils.

Et je retombe dans des montages scandaleux. Genre: si je lui fais mal maintenant un bon coup, c’est mieux que de le faire souffrir à petit feu pendant tout ce temps (magnifiquement débile comme raisonnement, on est d’accord, un peu déjà-vu d’ailleurs). Ou bien: il aurait mieux valu qu’on se connaisse pas du tout (encore mieux). Ou…(y’en a d’autres, y’en a trop). Ce qui me sauve, c’est les leçons du passé: je suis une vrai crasse dès que j’essaye de contrôler mes sentiments et ceux des autres pour en faire les vulgaires variables d’un problème. Solution: n’essaye même pas, arrête de te prendre la tête et celle des autres avec. Profite. C’est beau, profite simplement, on verra plus tard.

J’avais un prof de maths qui nous expliquait, taupins ébahis, que la Vie n’est qu’un espace vectoriel. Moui. J’aime l’idée. Dans la pratique ça tient assez mal l’endomorphisme.

Conclusion

Je suis pire qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine, je touche à rien au niveau sentimental, j’ai pas les accréditations, et puis en fait, c’est très bien comme ça. Par contre, j’engage le ballet millimétré des visites à tout le monde, oublier personne et surtout pas ma brosse à dents.

+ Je vais vous trouver un scan, promis.

This is Triton Corsaire, out.

Embarquement

Tuesday, July 12th, 2005

Confirmé. 18 août. Ligne connue. En vacance jusque là.

This is Triton Corsaire, out.

E Viva Espana

Monday, July 11th, 2005

Voici quelques images, en avant goût, de la tournée espagnole (suis toujours aussi mauvais pour récupérer les photos). Donc, pour commencer: quelques vues de Montserrat et puis tout de même le camping car. Alors, donc, il faut imaginer qu’on venait du coté opposé et qu’on a géré le plus beau demi-tour-créneau-sans-voiture de la création… suis immortel.

This is Triton Corsaire, out.

Done list

Saturday, July 9th, 2005
  • un trip en espagne.
  • de multiples fouilles par les douaniers dont nous franchissions les frontières sans alcools et cigarettes… pfff, un comble.
  • une bonne biture à l’alcool non détaxé.
  • une cheville foulée, parce que, bourré, je fais mal la roue.
  • un tête à queue en camping car, mais le Triton est immortel (je précise que la cuite et l’accident ont eu lieu à des moments assez distincts pour négliger tout lien de causalité)…
  • un retour en France.
  • pleins de bouffes entre amis.
  • une nuit sans mettre le réveil. La première depuis des mois.
  • réparer la pompe de la piscine.
  • casser la pompe de la piscine. (dans cet ordre)
  • les finitions de l’opération Tonnerre de Brest (je ne dirai jamais assez merci à tous ceux qui m’ont soutenu et encouragé ici et ailleurs: Merci! Merci! et encore Merci!)
  • un rendez-vous pour mardi avec un armateur.
  • pas fait les soldes…

C’est pas mal… Chuis crevé. Demain je retourne voir mon amoureux à Marseille.

Opération Tonnerre de Brest: Epilogue

Friday, July 8th, 2005

Je suis heureux.

Encore, je sais, je me répète. Ma mère a décanté, elle prend la nouvelle de façon bien agréable. Je vais quand même remettre ça sur le tapis. Pas pour la charger, juste histoire d’être sur qu’elle ne refoule pas ça tout au fond d’elle même et qu’elle a bien compris comment je marche dans ma tête. Et puis lui proposer un peu une alternative aux clichés qui peuplent encore son esprit.

Et le père?

Pas de coup de fil, mais un mail. On sent aussi le mode “ça me dépasse, je traite scientifiquement”. Je sais maintenant de qui je tiens ça.
Une dose d’inquiétude face aux MST, chiffres à l’appuis. Et pis la seule conclusion que je retiens: “Pour le reste je t’aime comme tu es et tu es très bien comme ça.”

Mes informateurs précisent qu’effectivement il s’en doutait, qu’il s’inquiète pour ma santé, un peu. Et qu’il hésite un peu à téléphoner. Je pense que ça reste dur pour lui de parler juste de “ça”. Comme pour moi: ils le savent pas les hétéros l’impression de se mettre tout nu qu’on a lorsqu’on traverse ce passage obligé. Qu’on “nous force” à confesser une part de notre vie que chacun a le droit de garder privée… enfin, passons.

Voilà. H+115 J’ai des parents formidables.
Je pense que ça pouvais difficilement mieux se passer. La préparation a joué. L’amour parental aussi, beaucoup. Je suis épuisé. Les copains se foutent de moi en disant que j’arrête pas de dire que je le suis, fatigué, ils savent pas a quel point ça vide un cerveau une semaine pareille.

This is Triton Corsaire, out.