Archive for October, 2005

La vie des ports….

Friday, October 14th, 2005

Qui a dit qu’un terminal portuaire, c’est pas love?

Non, c’est vrai, c’est pas des masses charmant. En général, et suivant les contrées, ça sent au choix: le poisson, le mazout, le poulet (sic), ou rien-du-tout-l’air-du-large pasque bon, faut pas charrier.

N’empêche, à force d’en voir passer ou rester derrière, je finis par y trouver une esthétique industrieuse de maternité “à la Matrix“. Si, si, ça m’amuse, et même, parfois, je trouve ça beau. En fait je crois que tous ces engins démesurés qui survolent les quais et les gigantesques parcs à conteneurs en appellent à mon morceau de moi qui, tout petit, voulait être garagiste et trouvait cool et goûtu la moindre flaque de cambouis.

Alors pour tous les ex-petits garçons ou les encore-petits -car on le sait bien: tous les garçons ont un jour rêvé d’être garagiste ou danseuse au Crazy Horse- j’ai décidé de me lancer dans une entreprise naturaliste qui se veut à la hauteur de celles que pouvait mener mes illustres prédécesseurs. Ceux-la même, qui en deux ans de navigations, évitaient de se faire bouffer par le scorbut ou un Kanak en rut (même pas pour la rime) afin de ramener à leurs petits copains d’Europe des dessins de tortues ou d’oiseau-qu’il-est-beau; et un dodo rôti pour la cinq, un!

Pendant ce temps, les-dits copains d’Europe faisaient tranquillou la fête au Château, portaient des perruques et se poudraient le nez: un peu comme les miens, quoi.

Mais la comparaison s’arrête là. Car hormis le Kanak-voilà, je suis pas fan des maladies tropicales et mauvais en dessin de bêtes. En plus moi et la zoologie… Je connais un peu de zoologie qui flotte: celle qui crache des grands jets, celle qui joue dans le bulbe en jetant des regards malicieux et celle qui vole au dessus de l’eau comme un caillou qui ricoche. En zoologie qui vole (pour de vrai, avec un bec et tout), je suis pas plus doué: je me remets tout juste d’une explication de mouettes. Maintenant, je crois savoir que la mouette c’est une famille, comme le dromadaire: donc le chameau, c’est un dromadaire aussi, donc on s’en tape du nombre de bosses (du chameau, pas de la mouette). Voyez, j’ai encore du mal, mais j’apprends: fut un temps, je pensais pouvoir me contenter de la zoologie qui miaule, les temps changent.

A défaut d’en mener large sur ce chapitre et parce que ça fait toujours bien de ramener un catalogue ou des spécimens du nouveau monde (sachant que je me suis pris une grosse baffe en tentant de capturer un docker guadeloupéen), je tiens à agrémenter mon carnet d’un délicieux bestiaire: celui des grosses machines des ports marchands. Sympa, non? et surtout sans aucune allusion pasque j’en vois qui commence à rire bêtement dans le fond!

Ne dévalorisons pas trop vite mon travail (que j’intitulerai sans doute “De Portuaris Machina”, et me cassez pas les ***** sur le faux latin, ça fait longtemps que j’en ai plus fait): la chasse au Kalmar est tout aussi dépaysante que la traque du tigre.

Imaginez-vous dans la chaleur suffocante d’une nuit tropicale, tapi entre deux piles de conteneurs. Du fond de ce canyon, vous distinguez une bande de ciel où brillent faiblement des constellations qui vous sont encore inconnues, outrageusement contestées par les puissants halogènes dominant le quai.

Vous le savez derrière, lui ignore encore votre présence. Vous approchez silencieusement du bout de la rangée. Puis soudain, alerté par le grognement sauvage de son diesel, vous vous retournez pour voir apparaître un second de ces monstres, débouchant à l’extrémité de l’allée. Votre chemise est moite. Autour de vous volette une nuée d’insecte dont le seul but est de vous affaiblir physiquement et moralement.

Vous avez beau vous convaincre qu’il n’en a pas après vous, la peur vous serre le ventre. L’odeur de la chair humaine ne le fait pas frémir, soit. Vous savez que vous êtes pour lui quantité négligeable, presque insignifiant. Comme pour vous ces insectes qui, profitants du répit que vous leur accordez, s’attaquent désormais à votre front suant. Si d’aventure il vous écrasait -obnubilé telle que peut l’être la Bête chargeant sa proie- il n’aurait pas plus de remords que vous face à ses satanés moustiques. S’en rendrait-il compte de toute manière.

Vous êtes pris en tenaille. Celui-ci remonte vers vous et dans un instant, surgissant dans votre dos, le second vous coupera toute retraite. Et pourtant, vous n’aviez plus que quelques mètres à parcourir pour rejoindre la sécurité du bord. Vous distinguez les lumières du château à travers cette forêt de boites métalliques.

Ses longues jambes se rapprochent, vous sentez désormais l’odeur hideuse de caoutchouc de ses pneus surchauffés. Votre cerveau passe en mode reptilien. En un éclair brille votre unique porte de sortie, une faille entre deux piles de boites. Vous vous y engouffrez alors que rugît sur vos talons, une alarme terrifiante. Elle sonne la fin d’une espèce.

Diable! C’est presque crédible.

Alors, Ladies and Gentlemen, it’s my pleasure tonight to introduce the magnificent…
Pas dans l’ordre, nous admirerons le portique classique, quoique bien fait du port de Fort de France; la délicieuse clique de cavalier qui ne vivent qu’à son service. Un Kalmar du Véné… lui approvisionne une collection quasi-complète de camions Mack remontant pour certain à avant la naissance de… de… enfin, vieux quoi.

Et pour la suite on verra, parce que là juste maintenant, je poireaute depuis deux heures aux urgences d’un clinique guadeloupéenne où j’espère voir soigner notre Reeferman qui trouve drôle de se jeter du haut de ses échelles… alors je vais pas faire trop long.

This is Triton Corsaire, out.

la vie du bord… (photos La Guaira (Vene))

Friday, October 14th, 2005

Dimanche après-midi. Après les Acores.

Depuis que je suis à la machine, il faut bien reconnaître un petit avantage au système, je profite des dimanches après-midis libres. J’en abuse lors d’une petite sieste mais pas trop longue (pour dormir le soir) et pis aussi pour taper un coup, pasque bon, c’est pas tout ça, mais faudrait pas se laisser aller.

Racontons-vous donc un peu ce que je fis ces derniers jours. Bon. J’ai raté mon tiramisu hier. Pas assez trempé les biscuits: ça le faisait un peu sec. J’suis toujours à cinq paquets par jours (de kleenex). Ca c’est la météo de grenouilles en Europe! Nan, va, je suis mauvaise langue… j’étais descendu le cheveu humide un matin au PC machine: il en faut guère plus pour vous calmer en deux minutes.

Alors ça et le roulis, j’ai un peu dû bâcler pour le gâteau: pis le sinus bouché nuit à l’éveil de la papille. Ah, tient, aussi… ça roule. Depuis Gibraltar, nous n’en finissons plus de nous écarter d’une petite dépression qui fait gigoter notre vieille coque. Au début pas mal, mais aujourd’hui de manière plutôt languîde. A peine de quoi bouger vos affaires mal arrimées.

Il s’agit cependant de ne pas trop mépriser l’affaire. Poser son Coquillage sur le lit, ses fils enroulé avec les fils du Poddo, le tout pas loin de la canette… pis s’en aller pisser peinard… c’est des coups à retrouver le tout suffocant à terre, le lino souillé de Coca détaxé et les merveilles de technologie rendant leur dernier soupir en de petits éclairs électrique auxquels, dans ces situations, on ne sait trouver la beauté qu’ils méritent. Ma bonne étoile veille.

Ainsi soulagé de ces contingences animales, j’ai retrouvé le confort de ma bannette, ma canette, mon ordi sur les genoux (pasque j’ai pas de bouillotte) pis la musique… et ça vous donnerai des airs de maison tout ça.

Une cabine de toute manière, c’est plus (ou “pas” pour ce que je sais de “avant”…) une véritable affaire de confort. C’est plutôt une question de territoire. Par territoire, je vois plutôt ça en termes écureuils que tigres: le tigre ça résume un peu trop souvent son territoire à quelques coups de griffes bien en vue sur les troncs et à de puissants jets d’urine à l’odeur plutôt marqué. C’est très surfait. L’écureuil parle plutôt de territoire en termes de noisettes secrètement enterrées un peu partout dans la forêt: toute la forêt c’est chez lui. Là, où le rat gondin de passage ne voit qu’un tas de feuille, là où la belette ne voit qu’un lopin de clairière, lui, l’écureuil, voit “emplacement de noisette 5 & 6″: méga-graille cet hiver! En plus, quelque part dans un tronc, froid et délabré sans doute, il a sa tanière. Modèle trou-avec-vu-sur-les-futaies, tapissé de marrons sur lesquels il assoie son cul au point du jour, satisfait de sa vie, s’en extirpe un et croque dedans, le tête sans doute enfouie dans la fourrure douce et rousse d’un “+1″… Bouffe, plaisir du travail accomplit, réconfort, vue sur le large, deux minutes à pattes du boulot: écosystème adapté… il a sa cabine.

Gnark, je sais pas comment je peux encore tousser. J’ai la bronche qui gratte pour que dalle. Je me suis tellement gavé de thé au miel (en plus du sucre, c’est un réflexe) que ça en expliquerait tout seul mon diabète type 2… je sais plus quoi faire. Aujourd’hui j’ai quand même abandonné la double couche à la machine… j’en pouvais plus de la calor!

Mes petits malheurs… mais tout cela n’est que constat pratique, en fait le moral va bon train. En descendant à la machine, j’en perdais mes cheveux; là, ça va mieux.

Pour finir, la blague marine du jour afin de vous familiariser avec le milieu:

(qu’on introduise un peu les personnages pour ceux qui n’sont pas intimes de l’anglais maritime:
le Captain est évidemment le Commandant (qu’on ne confondra pas avec le “Capitaine” ou ” ‘Pitaine”: raccourci pour Second Capitaine dans l’argot du bord) ,
l’Engineer est un Officier Mécanicien,
l’Agent est l’agent: c’est à dire le contact de la Compagnie dans un port. C’est lui qui apporte au Commandant, à l’arrivé en escale, le courrier, les infos et un soutien pour traiter avec les autorités locales.

Reprenons donc:)

It is said.
A Captain is said to be a man who knows a great deal about very little and who goes along knowing more and more about less and less until he knows practically everything about nothing.

An Engineer, on the other hand, is a man that knows very little about a great deal and keeps knowing less about more and more until he knows practically nothing about everything.

An agent starts out knowing everything about everything but ends up knowing nothing about anything due mainly to his association with the Captains and the Engineers.

Cartagena (dans le desordre: photos a Puerto Cabello)

Friday, October 14th, 2005

De retour à bord après ce qui est pour l’instant (et sera dur à détroner) la plus cool des escales de la tournée: Cartagena da Indias.

J’ai honte de faire suivre mes photos de la ville. Je les ai visionnées en rentrant et je me suis dit que définitivement elle ne rendaient pas l’ambiance. On y voit des rues qui semblent vides et définitivement accablées par la chaleur. C’est pas faux -pour la chaleur. Mais on y voit pas la foule du samedi après-midi, la musique, le bruit et les vendeurs ambulant, les couleurs vives, les odeurs, les étals. Il y manque ce qui fait le vrai charme de cet endroit: sa Vie.

Lorsque je m’arrachait à ma béatitude de touriste occidental pour penser à photographier cela, tout semblait disparaître. Même le vent qui faisait planer, la minute d’avant, le cerf-volant du gamin en savate.

Ou alors, ces gens là n’imprime pas la memory-card comme d’autres la pellicule?
C’est peut-être pour ça que le chef cuisto ukrainien continu à balancer autant d’ail dans sa bouffe à plus de 12000 bornes des Carpathes. Que même mon Signal anti-tartre il en revient pas.

Nan, ça me désole, en un sens, de pas avoir les moyens de vous faire ressentir l’ambiance fébrile du centre historique de Cartagène. Ses ruelles, fleuries -comme son port d’ailleurs… (qui reste jusqu’à preuve du contraire le seul de toute ma (courte) carrière où j’ai croisé de magnifiques bacs à Bougainvillier entre les portiques.) Ses balcons de bois, ses maisons colorées, les échoppes assombries au plafond desquelles ronronnent vainement quelques ventilateurs asthmatiques…

Tout ça fait de Cartagène une place unique et frémissante. Où l’on voudrait rester des jours, où JE voudrais rester des jours… revenir (?)
Je pense. Il faudrait que j’en trouve le temps, mais c’est un endroit qui donne envie de s’attarder.

En rentrant vers le bateau, en un taxi local, nous avons fait quelques détours à visé touristique. Un petit Fort par-ci, un âne par là… Ah! c’est vrai, je ne vous ai pas parlé de ça. Ici, il y a deux moyens de transport qui me plaisent particulièrement. Tous les deux sont kitshissimes et bichonnés par leur proprio comme rarement. Il s’agit des autobus et des ânes. Ok, l’âne: c’est kitsh que pour le touriste occidental. Mais laissez moi mes parts de faiblesses s’il vous plaît et ne nous égarons pas.

Donc, j’ai essayé de vous envoyer des photos d’ânes et de bus, mais là encore: incomparable avec la réalité. Impossible de rendre le pare-brise hologramme de l’un, l’oeil triste de l’autre, ou encore l’éclair qui vous brûle les yeux au passage d’un énorme tas de breloques customisantes dont la moitié ont été piquées dans une échoppe de Lourde et l’autre moitié, ça doit être des canettes de sodas ouvragées…

Las, venez-y en vacance… la coco est pas chère.

This is Triton Corsaire, out.

Puerto Rico

Friday, October 14th, 2005

Voilà trois jour que je guette la baisse de pression au niveau du boulot pour coucher sur écran un peu les derniers développements de ma vie itinérante.

La chaleur devient assez insupportable. J’engage là-dessus les hostilités car c’est bien des considérations aussi excitantes que l’hygrométrie et la hausse du thermomètre qui m’occupent de longues minutes, chaque fois que je pointe mon museau transpirant à la passerelle.

Depuis le passage des Antilles, le mercure titille les trente peu après le levé du soleil et monte ensuite inexorablement pour nous accabler vers les 36 l’après-midi (enfin pas tous les jours quand même, mais déjà trop pour moi). Conjuguez avec une humidité bien saturé, la clim’ de la passerelle complètement HS et vous obtenez une bonne sauce dans laquelle cuit le Triton à feu douillet.

Lorsque les rayons du soleil se font obliques et que l’on trouve sur un des ailerons quelques tâches d’ombres bien aérées, je m’y réfugie, en compagnie du matelot, d’un coca, ou à défaut d’une paire de lunettes de soleil.

Pour l’instant mon bronzage n’est pas à la hauteur des latitudes atteintes. Mais le soleil des Caraïbes ne bronze pas, il brûle. Il vous rougit la couenne en moins de temps qu’il vous faut pour courir de l’ombre du cocotier à l’ombre du conteneur. Et trois jours sans exposition vous rendent à votre peau d’occidental-fan-du-mélanome en goguette (l’occidental, pas le mélanome).

Le peu de teint que j’acquis, je le dois à la piscine. Las! Ne vous imaginez pas que je passe des heures à faire bronzette sur les bords d’un carré turquoise en draguant les hôtesses. C’est pas la croisière s’amuse ici. Non. Je suis “responsable” du suivi et du remplissage quotidien de la piscine.

Lorsque l’eau est à température (c’est à dire en général lorsque l’on franchit Madère à la descente) c’est moi qui grimpe au pont Trois et donne un grand coup de jet pour virer du fond de notre bac les quelques suies que les ramonages de cheminée auront eu la grâce de déposer dans le fond du lieu de nos ablutions tropicales (point, grande inspiration). Puis je lance une pompe incendie et ouvre la vanne piquée sur le circuit idoine pour remplir d’eau locale et salée nos vingt cinq mètres cube de détente quotidienne (une autre bonne goulée, c’est la dernière). Cela se faisant à heure de grand soleil, j’y prend souvent une discrète rougeur qui me tient au moins jusqu’à l’apéritif du soir, suggérant quelque égaiement éthylique. Moi qui boit même pas.

Suivant les jours, vidange et remplissage peuvent prendre un temps assez long pour que la sueur ci-accumulée rende mérité un test en primeur. Mais dernièrement, la qualité de l’eau a rendu la corvée un peu plus ingrate: il faut parfois s’y reprendre après le repas pour obtenir un bassin propre. J’y sacrifie du temps de repos mais les bougonneries du vieux motorman que le bruit du remplissage indispose pendant 20 minutes à l’heure de sa digestion risquent d’avoir raison de ma patience (faut pas charrier, c’est un bruit de canalisation, rien à voir avec une glorieuse entreprise de piquage de rouille!).

Globalement, je survis. J’ai quand même la douloureuse impression d’être fatigué comme après trois mois de bord. Mon Lieut’ me disait ce matin de ne pas m’en inquiéter, dans un ou deux mois je ne m’en rendrai plus compte. Sûr, lui ai-je répondu, dans deux mois je serai à bord depuis ces trois mois pour de bon!

En passant, j’ai arrêté de turbiner à propos de mon couple, j’ai décidé de reprendre le débat en débarquant. Penser à ce que je laisse derrière me devient insupportable et cela rendait chaque jour difficile. Cela change l’optique de mes embarquements, douloureusement. Mon Mien ne me facilite pas trop les choses. D’une part ce n’est pas son choix, mais d’autre part, les signes qu’il m’envoie se rapprochent plus de la plainte vibrante que du courage annoncé…

Je me languis du dimanche à venir: le dimanche, c’est repos. Enfin, repos, c’est une façon de parler. Parce que les deux précédents dimanches correspondant à l’arrivé des corrections de la documentation nautique, j’y ai calé plus d’heures sup’ que jamais. Mais le dimanche c’est aussi le matin des croissants. Et du poulet-frite à midi. Je ne m’attarde pas sur la volaille piquée aux amphèt’ dont on nous accable hebdomadairement: c’est une torture. Par contre les croissant: c’est un rite. Je descends du quart avec mon Lieutenant, et là, à ma place désignée, m’attend l’assiette au deux viennoiseries dorées. Et oui, on est (toujours) pas à la croisière ici, la brioche c’est pas notre pain quotidien. Mais ces croissants me font briller les yeux comme une orange les ceux d’un gamin maintenant centenaire au matin de Noël.

Les dernières escales, San Juan à Puerto Rico et Rio Haina en République Dominicaine n’ont pas été follement excitantes: pour l’une le défaut de visa américain m’interdisait la ballade à terre, pour l’autre, j’avais juste un gros morceaux de fatigue et un peu les boules, personne voulait débarquer… je vous raconterai la République Dominicaine une autre fois. Je compte bien m’y refaire une escale à la prochaine tournée.

La suite c’est Panama sous la pluie. Depuis le départ de Puerto Rico, tous les soir l’horizon se barre de nuage menaçant que la nuit transforme en son-et-lumière silencieux (sisi ça existe).
Je regarde ça comme un gosse, toutes les minutes un nouveau quart de ciel s’éclaire brusquement, découpant la silhouette des cumulonimbus. Rhaaaa, c’est beau.

This is Triton Corsaire, out.