… il était une fois dans le grand ouest…
Samedi aura marqué le retour de nombreux vacanciers -dont mon vendeur de vélo. Donc évidemment, j’ai couru m’acheter ce fameux vélo qui me manquait tant: d’infinis horizons s’ouvraient à moi. J’ai payé et je suis rentré me coucher.
Nan, je décônne! A peine sortie du magasin (fier d’avoir demandé une facture en langue locale… et de l’avoir reçue! soit) tout juste sortie et enfourchée, je pointais ma fière monture vers l’inconnu et “Howdi!” me mettais à pédaler, ivre de cette liberté nouvelle. N’ayant aucune idée de la direction à prendre, je m’en allais à l’aventure sur les routes inconnues, passais la colline du Hyundai Hotel puis encore quelques coups de pédale plus loin et…. plus loin, et j’en ai eu marre (et chaud). Donc, je me suis arrêté (chaud), j’ai acheté une bouteille de Pocari (saleté de soleil), pasque évidement j’avais rien apporté, il faisait un soleil de plomb (ah ça!) et je suis rentré avec une migraine!
Mais c’était bien.
Autre activité, la piscine, qui elle aussi a ré-ouvert. Mais le dimanche, c’est une erreur. Le dimanche, comme dans de nombreux pays, c’est le jour des minauds. Bon alors forcément, ça fait un boucan de tous les diables… mais encore ça, je pardonne: j’ai eu l’âge, on va pas jeter la pierre. Même si en plus dans la piscine ça résonne douloureusement.
Le truc, le vrai, c’est que en tant qu’occidental, j’ai un coté bête de foire (on doit être une poignée à habiter le village). Assez souvent dans la rue, ils m’interpellent maladroitement en anglais. Testant les quelques mots de leur cours d’initiation.
Le temps que je m’y fasse, et maintenant, je ne sursaute plus en jetant un regard bizarre quand un parfait inconnu en culotte courte me balance un “hello! “, “How do you do?”, “nice to meet you”. Avec un grand sourire il s’entend.
J’essaye même de répondre, quand je suis pas trop pris au dépourvu, et parfois en coréen.
Maintenant, on en revient au problème de la piscine. Prenez: beaucoup de marmailles d’un coup, touillez avec une pincé de ce merveilleux pouvoir d’émulation (particulièrement actif sur le petit frère de 4 ans), et insérez comme décor les vestiaires de la piscine (qui je le rappelle sont communs au bain des hommes…). Awkward. Tout un art de tenir une conversation mondaine au pied levé… dans n’importe quel tenue.
Le boulot.
Parce qu’après dimanche, il y a lundi. C’était aujourd’hui le retour au boulot… et le retour du boss. Pour moi, cool, c’est le seul autre français à des bornes à la ronde (et accessoirement lui qui m’a recruté) et je pensais pas un jour dire ça, mais ça me fait plaisir de pouvoir lancer des blagues que quelqu’un comprend (pour info, mes autres collègues: un indien, deux ukrainiens, un coréen… international)(omg, c’est en train d’arriver, le mal du pays! quelle horreur!). Tout le monde était pas à la fête, parce que certaines inspections en Chine se sont pas passées selon ses directives, donc pas content… mais pas après moi o:-) … On a échangé les nouvelles, on a médit sur la boite ^^, et puis on s’est remis au boulot.
Journée bien remplie sinon. (attention, passage chiant où je rentre dans les détails) Quelques tests de compresseurs ce matin, un petit relevage de non conformités sur la détection incendie (opération Indiana Jones dans les échelles de la machine entre les gars qui posaient l’isolation du collecteur d’échappement et ceux qui câblaient la chaudière), et cette aprèm’ du déballage de livraison de doc’ nautiques… vive la polyvalence. Puis fin de journée à écouter d’une oreille les réunions des grandes personnes. Retour sur Fougueux (c’est le nom de mon vélo).
Demain, journée qui sent bon l’électricité puisqu’il va s’agir de finir le test de toutes les alarmes de la centrale machine. Pour ceux qui y connaissent quelque chose, le système de contrôle et d’alarme comporte 1340 I/O, dont 640 inputs digitaux, 176 inputs PT100 et 145 autres inputs analogues… ça impressionne! non? ah bon… moi si au début. Bon, quoiqu’il en soit (putain, pourtant je sais qu’à part Bill personne a jamais réussi à coucher avec des histoires de geek!), ils ont prévu 7 heures de créneau pour deux équipes… love.
Après tant d’anecdotes de merde, je crois que je vous épargne ma quête victorieuse pour trouver des sacs poubelles. Je la consignerai quelque part, pour mon biographe. La geste de Triton. miam.