Et au fait!

August 11th, 2008

Elle m’attend, elle est belle, elle est rouge et décapotable…

J’ai enfin une voiture! (il est jamais trop tard, à 25 ans…)(juste dans les temps pour participer au réchauffement et à l’épuisement des ressources! j’ai cru un moment que j’allais arriver trop tard!).

Des millions de merci à Cousin J, pour ses recherches et déplacements, sans qui rien de tout cela n’aurait été possible (surtout d’ici!)!

Pour ceux qui sont en train de s’imaginer que je continue à mener grand train (je me soigne) et que je suis passé aux italiennes, je posterai les photos de ma deuch’ dès que grand frère aura réparé mon accès ftp.

Les affaires reprennent!

August 11th, 2008

… il était une fois dans le grand ouest…

Samedi aura marqué le retour de nombreux vacanciers -dont mon vendeur de vélo. Donc évidemment, j’ai couru m’acheter ce fameux vélo qui me manquait tant: d’infinis horizons s’ouvraient à moi. J’ai payé et je suis rentré me coucher.

Nan, je décônne! A peine sortie du magasin (fier d’avoir demandé une facture en langue locale… et de l’avoir reçue! soit) tout juste sortie et enfourchée, je pointais ma fière monture vers l’inconnu et “Howdi!” me mettais à pédaler, ivre de cette liberté nouvelle. N’ayant aucune idée de la direction à prendre, je m’en allais à l’aventure sur les routes inconnues, passais la colline du Hyundai Hotel puis encore quelques coups de pédale plus loin et…. plus loin, et j’en ai eu marre (et chaud). Donc, je me suis arrêté (chaud), j’ai acheté une bouteille de Pocari (saleté de soleil), pasque évidement j’avais rien apporté, il faisait un soleil de plomb (ah ça!) et je suis rentré avec une migraine!

Mais c’était bien.

Autre activité, la piscine, qui elle aussi a ré-ouvert. Mais le dimanche, c’est une erreur. Le dimanche, comme dans de nombreux pays, c’est le jour des minauds. Bon alors forcément, ça fait un boucan de tous les diables… mais encore ça, je pardonne: j’ai eu l’âge, on va pas jeter la pierre. Même si en plus dans la piscine ça résonne douloureusement.

Le truc, le vrai, c’est que en tant qu’occidental, j’ai un coté bête de foire (on doit être une poignée à habiter le village). Assez souvent dans la rue, ils m’interpellent maladroitement en anglais. Testant les quelques mots de leur cours d’initiation.

Le temps que je m’y fasse, et maintenant, je ne sursaute plus en jetant un regard bizarre quand un parfait inconnu en culotte courte me balance un “hello! “, “How do you do?”, “nice to meet you”. Avec un grand sourire il s’entend.

J’essaye même de répondre, quand je suis pas trop pris au dépourvu, et parfois en coréen.

Maintenant, on en revient au problème de la piscine. Prenez: beaucoup de marmailles d’un coup, touillez avec une pincé de ce merveilleux pouvoir d’émulation (particulièrement actif sur le petit frère de 4 ans), et insérez comme décor les vestiaires de la piscine (qui je le rappelle sont communs au bain des hommes…). Awkward. Tout un art de tenir une conversation mondaine au pied levé… dans n’importe quel tenue.

Le boulot.

Parce qu’après dimanche, il y a lundi. C’était aujourd’hui le retour au boulot… et le retour du boss. Pour moi, cool, c’est le seul autre français à des bornes à la ronde (et accessoirement lui qui m’a recruté) et je pensais pas un jour dire ça, mais ça me fait plaisir de pouvoir lancer des blagues que quelqu’un comprend (pour info, mes autres collègues: un indien, deux ukrainiens, un coréen… international)(omg, c’est en train d’arriver, le mal du pays! quelle horreur!). Tout le monde était pas à la fête, parce que certaines inspections en Chine se sont pas passées selon ses directives, donc pas content… mais pas après moi o:-) … On a échangé les nouvelles, on a médit sur la boite ^^, et puis on s’est remis au boulot.

Journée bien remplie sinon. (attention, passage chiant où je rentre dans les détails) Quelques tests de compresseurs ce matin, un petit relevage de non conformités sur la détection incendie (opération Indiana Jones dans les échelles de la machine entre les gars qui posaient l’isolation du collecteur d’échappement et ceux qui câblaient la chaudière), et cette aprèm’ du déballage de livraison de doc’ nautiques… vive la polyvalence. Puis fin de journée à écouter d’une oreille les réunions des grandes personnes. Retour sur Fougueux (c’est le nom de mon vélo).

Demain, journée qui sent bon l’électricité puisqu’il va s’agir de finir le test de toutes les alarmes de la centrale machine. Pour ceux qui y connaissent quelque chose, le système de contrôle et d’alarme comporte 1340 I/O, dont 640 inputs digitaux, 176 inputs PT100 et 145 autres inputs analogues… ça impressionne! non? ah bon… moi si au début. Bon, quoiqu’il en soit (putain, pourtant je sais qu’à part Bill personne a jamais réussi à coucher avec des histoires de geek!), ils ont prévu 7 heures de créneau pour deux équipes… love.

Après tant d’anecdotes de merde, je crois que je vous épargne ma quête victorieuse pour trouver des sacs poubelles. Je la consignerai quelque part, pour mon biographe. La geste de Triton. miam.

Le sort s’acharne (un peu)

August 6th, 2008

Alors que je comptais sur ma grasse mat’ non méritée, à neuf heure, le téléphone sonne: on a besoin de moi au chantier. “Sure, yeah, no. No,no, ‘was not sleepin’ at all. Ready in 5 minutes? ‘course I’ll be there!” Chier…

Alors, que je comptais sur la piscine, elle aussi était fermée aujourd’hui! Mais merde, c’est la fête nationale ou quoi! Condamné à une double ration de pompes.

Le temps passe deux fois plus vite au moins que prévu. Ai pas encore commencé à travailler mon mémoire alors que c’est l’occasion rêvée. Je repousse l’inéluctable: le moment où j’attaque vraiment mon année scolaire.

J’ai pas non plus avancé dans mes bouquins en cours. Ca, c’est inexcusable.

On fait tout un foin chaque fois qu’un mec est le premier à faire le tour de quelque chose. Le premier à faire le tour du monde à bicyclette, le premier à faire le tour de l’antarctique en kayak. Moi, je crois qu’en deux jours, j’ai été le premier à faire le tour d’internet. J’ai peu dormi aussi. Ca mérite une décoration?

D’après mes informations, je m’apprête à descendre au combini m’acheter un sandwich à l’oeuf et au crabe. Mon moi du futur est une grosse larve et il va le payer en mangeant de la merde (c’est pas vrai, ils sont trop bons ces sandwichs et demain, je ferai la cuisine pour compenser).

Tous aux abris!

August 4th, 2008

C’est arrivé sans prévenir. Je regardais tranquillement mon cinquième film de la journée (oui, je suis devenu une couch-potatoes, je me laisse un peu allé), bref je regardai mon cinquième film de la journée quand les programmes d’OCN furent brusquement interrompus par la pub. Rien d’anormal jusque là (si ce n’est qu’on en était encore au générique de début et déjà à la troisième coupure).

Et puis c’est arrivé. Une pub pour un truc genre “shake-shake-chicken”, me demandez pas ce que c’est, j’ai pas compris. Le mec arrive dans un de ces petits kiosques qu’on trouve dans les parcs locaux, se place bien face à la caméra, au milieu des autres figurants, et il part. Ma fourchette me tombe des mains. Il agite les siennes, de mains, la tête, jette ses jambes d’un coté puis de l’autre. Le doute n’est plus permis: je remets le son (c’est un pricipe de mon regardage de tv ici, je mets pas le son, sur la journée ça me saoule et en plus je comprends rien, alors, je mets de la musique, je travaille et je monte le son que quand un programme me semble intéressant et anglophone).

Le son donc, cette musique, la choré youtubesque. Il faut se rendre à l’évidence: la Tektonik vient d’arriver en Corée.

Je m’en vais dans la montagne.

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Passons sur ce constat affligeant. En décodant ce post vous avez pu noter quelques unes des habitudes détestables auxquelles je m’adonne ici.
Je mange devant la tv par exemple.
Je prête même attention aux pubs.

Mais plus positivement, j’ai aussi avancé sur des choses bien: je suis allé à la piscine! En passant, comme c’est les même vestiaires, j’ai pu apercevoir les bains. Ils ont l’air petits, je sais pas si ça vaudra le coup d’y faire le détour, enfin, au moins pour juger vraiment. Et puis ça reste l’un des deux seuls lieux de socialisation à ma porté avec les bar-billard: il faudrait me traîner par les pieds pour les foutre dans une des nombreuses églises du coin. Je me suis fait une raison de toute manière, c’est pas ici que je vais draguer, alors autant la mettre en veilleuse. Bon, y’a pas que le cul dans la vie, alors je rencontrerai bien des gens juste pour le reste, ça je me fais pas de soucis.

Je suis donc allé faire quelques longueurs. Pas trop tout de même, faut commencer en douceur. Les constats lamentables sur ma condition physique se confirment, nous mettrons donc à profit ce temps libre pour nous refaire une santé. Histoire que quand on rentre dans un pays où les pédés existent, on soit irrésistible!

Ca c’était hier. Aujourd’hui, chômage technique. Pendant les vacances du chantier, ils avaient coupé le jus dans nos bureaux… donc pas de travail. Pas me plaindre. Après avoir sacrifié quelques heures au dieu de la glande, je suis sorti pour aller m’acheter un vélo (étape 2 dans mon reshapage physique). Le magasin était fermé. Je me suis donc rabattu sur une ballade dans les collines qui nous séparent du chantier, histoire de faire des photos. J’y ai trouvé des prises d’escalade: ça m’a tout émoustillé. J’ai posé l’appareil, j’ai constaté que même sans avoir pris un gramme la gravité semblait s’appliquer sur moi avec une ténacité inhabituelle, j’ai repris mon appareil et je me suis prescrits une double série de pompe pour demain matin.

Dire qu’autrefois le sport, j’en avait rien, mais alors rien à braire. Y’a que les cons qui changent pas d’avis. Ou alors les hétéros pasque passé vingt-cinq ans, ils se casent, assument leur bide à bière et leur larvitude. Mais moi! Ca va pas m’aider à traverser la Mongolie ou les Andes (ou choper en boite) ces conneries. Alors je ravale ma dignité et je reconvertis mes super-sexy-tennis-de-dance-floor en chaussures de sport. Oh mon Dieu, qu’ai-je fais?!

Vodka coréenne

August 2nd, 2008

Quatrième jour de travail et je commence à trouver mes marques. La preuve? J’ai utilisé aujourd’hui toute ma réserves de tags de “defects” (les petits stickers que l’on colle un peu partout pour signaler qu’un truc ne nous plaît pas… ça évite de mettre des gros coups de marqueur partout dans le bateau, ce qui est sale mais ne nous effraie a priori pas).

Ce regain (disons plutôt début) d’activité correspond aussi à la mise en route de la centrale de climatisation. Nous disposons donc de quelques heures (c’est pas encore en permanence) d’air frais par jour jour. Inutile de dire que cela ralenti considérablement la fonte de mon cerveau. Cela permet aussi de quitter le navire après les inspections dans un état moins lamentable.
Tout cela me redonne un peu confiance au fur, à mesure que je baigne un peu plus dans mon univers et un peu moins dans mon jus.

En général les journées sont bien remplies, nous commençons vers huit heures, terminons vers dix-huit, avec guère de pause entre les deux. Si ce n’est la migration quotidienne vers la cantine “Owner and Class” où mangent les personnels des compagnies et des sociétés de classe (comme indiqué dans le nom…). Ces personnels étant composés d’un grand nombre de non-coréen, il leur (nous) est servi une nourriture un peu moins choquante pour nos palais. Rien de bien folichon cependant mais je pense que la principale différence tient au fait que tout ne se trouve pas agrémenté de cette sauce piment-qui-fout-vraiment-le-feu.

Aujourd’hui, pour cause de tests à rallonge, nous avons mangé à bord. J’admire assez les coréens pour l’organisation et l’intendance. Assez souvent, un défaut repéré est réparé dans les minutes qui suivent (surtout s’il s’agit juste de trouver un soudeur. Dans d’autres cas, quand ils n’ont pas trop envie, cela peut prendre beaucoup de temps et de rappels). De même, il suffit que le timing des essais ne permettent pas au groupe de rejoindre ses réfectoires respectifs pour que des plateaux repas arrivent à bord. Ainsi, mes carottes à l’ail dégusté sur un coin de pupitre de commande, un oeil sur les paramètres de charge des générateurs.

Coté vie personnelle, c’est assez calme. La fatigue des premiers jours m’a juste cloué devant la tv pendant une coupe d’heure en rentrant le soir avant de finir par sombrer dans mon lit. Il a fallu aussi régler quelques problèmes d’intendance: décrypter les instructions de la machine à laver, du chauffage, du micro-onde, de la bouffe. Faire fonctionner internet, etc. J’ai aussi visité un peu le village. Plutôt morne. J’ai repéré la piscine qui me fait définitivement envie, note: trouver un maillot. Les bains public aussi, note: pas besoin de maillot (épisode frétillant en vue). Et le magasin de vélo, note: manque juste mon badge d’accès piéton. Avec tout ça je vais me faire un corps de rêve pour la rentrée.

Cela me fait aussi bizarre de vivre tout seul, ça fait un bail que j’ai pas vécu seul. A bord, en colloc’, en squattage, en amoureux, mon espace vital est toujours peuplé et là je me retrouve dans un grand appartement vide. Ca me donne l’impression que ma vie va plus vite que la normale et que j’en suis déjà à la phase “quarante-cinq ans post-divorce”. Que nous reste-t-il? (ah, oui, quatre-vingt ans de vie excitante… mais des fois je suis fatigué et j’oublie!).

Edit avant-postage. Comme je poste ça en retard et que j’ai la flemme de faire un deuxième post, rajoutons quelques développements.

Nous sommes arrivés au week-end. C’est cool. Pas d’inspection, d’autant plus que le chantier prend une semaine de vacances. Nous sommes aujourd’hui allés à la ville voisine pour faire des courses. Histoire de compléter nos inventaires.
J’ai trouvé mon speedo. Ou ce qui s’en rapproche. Je suis toujours flatté de tailler si grand (ici, c’est minimum L, et encore c’est parce qu’il y avait pas de XL), cependant, en ma taille il restait plus que le coloris “BBQ allumé”. D’après mon coach-look c’est pas dans mes couleurs…. mais bon, fallait trouver quelque chose. C’est donc dans cette tenue que je m’en vais tenter la piscine demain. Si je me réveille. Faut dire que ce soir, c’était dîner au 11ème. Chez l’ami Sergeï. Et que la vodka était fournie.

Damned, je suis rôti. Mais alors complètement. Je regrette de pioncer seul: à ma dernière cuite ça avait donné lieu à une deuxième partie de nuit plutôt sympa. Mais bon, faut se faire une idée, Mokpo-plage, c’est pas Berlin.


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Si si, ça aussi ça se mange…

July 29th, 2008

Hier soir je me suis enfin posé. Quatrième avion de la semaine. Voilà le bon.
Pas que je fus pressé de terminer les vacances (loin de là), ou que je m’ennuyasse en mes derniers lieux de villégiature (bien au contraire). Mais d’un point de vu purement physique je me suis échoué dans le sud de la péninsule sur un dernier et violent effort. Suis même allé mendier mon troisième kilo d’Aspro auprès des hôtesses du dernier avion. C’est pour dire.

Malgré la migraine lancinante, la vue des collègues à l’aéroport fut un réconfort. J’appréciais aussi la qualité de l’organisation décentralisée de notre office. Traduisez: ça marche bien mieux que quand c’est la maison-mère qui tente de faire quelque chose. Traduisez: c’est moins des gros rats.

En montant dans la voiture je trouvais donc, bien préparé, un téléphone, des cartes de visites, des sous locaux et les clés de mon appartement (faut bien trouver des compensations au fait de niquer ses vacances à la mer et, je sais, c’est loin d’être une compensation suffisante, mais bon, on va pas non plus cracher dessus).

J’eus espéré moins, mais il nous fallût près d’une heure et demi pour rejoindre notre retraite campagnarde. Re-”Oh Joie!”, Sergeï avait déjà préparé un copieux repas, sachant que mon frigo était vide. Il m’avait même prévu de quoi faire un petit déj’ le lendemain. Une vrai mère (insérez ici une petite larme, voire une deuxième en pensant à ma vrai maman si loin).

Avantage, Sergeï vit dans le même immeuble. Un appartement identique au onzième étage, le mien se trouvant au cinquième. Je pus dès après le repas descendre faire le tour de mon nouveau territoire et envisager sereinement le repos a venir. La nuit étant déjà bien noire et toujours aussi chaude, je ne m’attardais pas à la vue qui se révélera le lendemain tout à fait honorable. Pour le reste, je me serai cru à Ulsan tant les blocs d’immeuble et jusqu’à l’appartement semblent les même. Made by Hyundai. Plus de confort que je n’aurai osé en demander. Plus que ce dont j’ai besoin presque. Deux chambres, un bureau, un salon-cuisine, une petite terrasse où je ne foutrai pas les pieds de peur de prendre un coup de chaud: enfin… si j’avais le temps pour organiser des parties!

Un bon bain parce que y’a pas de raison et hop, me suis endormi du sommeil du juste, bercé par la climatisation.

Ce n’est que le lendemain, que je ferai connaissance avec le bureau… et le job qui va avec la sus-mentionnée carte de visite… et que comme d’hab’ je paniquerai en me demandant combien de temps ils vont mettre à me démasquer, que je suis pas à la hauteur du job et que en plus ma combi est trop grande: est-ce que je pourrai avoir une XL à la place? (oui, les tailles coréennes sont flatteuses)

Un continent plus loin.

July 21st, 2008

Premier touché à Séoul. Le temps de grignoter et surtout de se boire une canette de Pocari Sweat.

Presque onze heures de vol, trois films pour passer le temps parce que le sommeil ne vient pas (mais ça, je m’en fais pas… d’ici à Narita, je l’aurai retrouvé), et un petit déjeuner version locale pasque tout l’avion se sentait de bouffer des croissants “_Hmm, alors ce matin, nous avons le petit-déjeuner français avec omelette et croissant ou le petit-déjeuner coréen. Mais en fait, on a plus d’omelette (petit sourire gêné).
_(mumble-grumble) Ouais, ben fait péter le kimchi. C’était pas la peine de nous faire baver avec les croissants si y’en a plus (mots-pas-gentils-dans-ma-tête)… hmmm, porridge de riz aux algues et à la poudre de thé vert! Mon préféré! Autant se mettre de suite dans l’ambiance… (je sais, si je voulais des croissants, j’avais qu’à rester à Paris… Les français en voyage, ça se plaint toujours. Mais moi, les croissants c’est pas souvent: c’est mon plaisir. Et puis j’ai fais bonne figure d’abord, j’ai presque tout mangé.)”

Voilà, pour le reste, je vais pas vous raconter ce que ça sent un 747. Surtout qu’au fur et à mesure que je tape la fatigue me rejoint, tient. Mais bon, je vais encore profiter du Wifi (qui contrairement aux aéroports Parisiens est gratuit… En fait, ils mettent même des Vaio à disposition…) pour filer quelques coups de fil.

Berlin, Paris, Séoul, Tokyo, sans respirer.

July 20th, 2008

Punaise, presque dix jours que j’ai rien posté!
Et j’ai pas d’excuse, hein. J’avais une connexion internet, des facilités de paiement, et des choses à raconter!
Mais bon, comme c’est l’été, que la blogosphère en générale est moribonde et mon blog en particulier: personne ne s’est rendu compte de rien.

Donc, j’ai fui vers les plaines germaniques pendant une coupe de jour histoire de dire qu’il existe un quelque part où je peux revenir entre deux ballades et qu’en plus j’y retrouve un copain. Bon, ça le fera pas toujours pasqu’on a tous une vie et lui aussi. Donc, mes 12 mois d’absence à venir, ça le fera sûrement pas. Enfin, c’était très bien quand même.

Le problème c’est qu’en trois jours, définitivement, on a pas le temps de trouver de transition entre youhou-de-te-revoir et bouhou-de-te-quitter. La vie étant ainsi mal faîte (mais on s’en contente), je me sentais un peu bleu hier de partir et encore plus ce matin d’arriver à Paris. Surtout que tout le monde a fuit la Capitale et ce qui me pend au nez c’est un café et un PQR (nonnonnon-nous valons mieux que ça) avant de sauter dans un taxi pour Roissy.

Ou pas de taxi, d’ailleurs, parce que celui de ce matin m’a tellement gonflé, je pense que le suivant se prendra mon portable dans la gueule s’il fait la moindre remarque (à croire qu’on ne peut prendre le taxi qu’avec dix petits sacs pas trop lourds mais payants pour une course a 200 euros sans embouteillages et depuis une station où ils n’auront fait que deux minutes de stand-by et, oui, si possible, que la course suivante les attende sur le même pas de porte)(envie de tuer revenir!)(et puis non, en fait, m’en fous).

Don Berlin, trop bien! Mike, trop bien! Les sorties, les amis, la ville, la météo dégueu, mais tout trop bien. Ce qui fait que bon, je veux toujours y habiter dès que je peux, mais que je dois souffrir de ne pas pouvoir juste là maintenant (vous suivez?).

Je frétille déjà à l’idée de taquiner le Sushi et à échéance le Kimshi. Mais je pense que ces expéditions sont une sorte de baroud d’honneur: le glas du mode de vie (itin)errant de ces dernières années. Enfin, non, quand je dis glas, ça sonne moche et définitif alors que j’ai juste besoin d’une paire d’années pour recharger mes batteries et repartir à nouveau. N’oublions pas que l’objectif avoué est de finir encore jeune mais alcoolique à rouler des russes dans un claque à Bangkok.

La suite?

July 11th, 2008

La dernière patte à l’ouvrage (oui, enfin, pas vraiment, j’ai pas encore commencé mon sac en vrai) et demain, on quitte le sud pour de bon.

Pour le coup, si certains de nos lecteurs parisiens s’ennuient un de ces soirs (dimanche, lundi, mardi), n’hésitez pas, nous profiterons de notre venue pour dédicacer vos iPhone et PDA au Tipex.

Une vaillante semaine, ambiance colonies de vacances chez ma maman qui accueillait sans trop frémir vague après vague de post-ados dévoreurs de céréales et de grillades, squatters de canapés mais toujours avec le sourire.

En attendant d’avoir ma Deuch’, j’ai continué à jouer au beauf et à louer toutes les berlines allemandes qui me passaient sous la main: il va vraiment falloir que j’envisage de faire mes grands choix d’orientations idéologiques pour les années à venir. Pour l’instant c’est assez flou. Et c’est très mauvais pour mon Karma.

Je me languis de la sale météo berlinoise et du gentil berlinois qui m’attendent. Il va aussi falloir envisager de définir les orientation en matière de vie perso…

Mine de rien, tout va bien. Cependant, je suis dans une vraie grosse grosse phase de questionnement du genre: et maintenant, on fait quoi? C’est peut-être un peu tôt à mon âge. Ou y’a pas d’âge pour ça. Mais j’ai un peu l’impression d’avoir validé mon premier défi. Et qu’il va falloir s’en trouver un autre. Un nouveau plan quinquennal: des suggestions?

Tadam!

July 6th, 2008

Retour réussi dans le sud. Sans ma valise qui doit dormir quelque part dans entre Schipol et Roissy. Un voyage calamiteux mais le repos est extrêmement bienvenu, après.

Reste à organiser les vacances. Il y a les incompressibles et les coups de têtes à caser en moins d’un mois et cela ne laisse que peu de temps pour des extra. A partir de maintenant, je dois décliner les invitations.

Les incompressibles sont européens. Entre Perpignan, Rouen et Paris, et puis Berlin aussi, car on a une famille et un copain qui aime à nous voir rentrer de mer. Mais quel que soit l’organisation, il faudra être à Roissy vers le 20.

Ensuite, il faudra repartir au boulot, mais non sans avoir négocier avec monsieur mon Boss une petite semaine d’extra en Asie qui nous permettra de faire un tour chez monsieur mon Frère. Cependant, avant la fin du mois, j’aurais repris le collier.

Mais j’essaye de ne pas y penser, les vacances, surtout en été, ça passe comme l’éclair. Tellement de choses à faire. Et tous les jours de soleil qui invitent au farniente. Les odeurs de saison m’ont mis en transe avant même d’être libre. Les derniers jours d’embarquement ont été plutôt tranquilles, ma relève étant arrivée à bord dès Gibraltar.

Alors, au Portugal, j’ai pu m’offrir quelques heures à terre dans les environs de Porto. La sève des arbres, les femmes parfumées, le vent marin. Les sensations délicieuses des saisons chaudes dans les pays frais. C’est tellement différent de la chaleur permanente, lourde et monotone des tropiques et de l’équateur. C’est la seule chose qui me rappelle d’où je viens, ça en appelle aux gênes.

This is Triton Corsaire, out.